la cgt des caisses de sécurité sociale de l'Isère (38), souhaite informer largement ses syndiqués, les salariés, et l'ensemble de la population des diverses informations consernant la protection sociale.
L’employeur feint d’entendre les revendications du personnel mais répond à coté…
M. Ricordeau, Directeur de l’ACOSS est conscient des difficultés que rencontrent les salariés des URSSAF mais continue de faire la sourde oreille à leurs demandes.
Alors que le 15 janvier de nombreux organismes étaient en grève, les solutions apportées ne sont pas à la hauteur de ce qui est vécu par les employés et les cadres des URSSAF.
On nous sert du réchauffé et des solutions de replâtrage qui ne font qu’accentuer le malaise et reporter des décisions indispensables et nécessaires.
L’ACOSS confrontée depuis plus d’un an à de réelles difficultés au sein du recouvrement persiste et signe dans ses solutions à court terme.
- Embauches d’intérim et de CDD.
- Heures supplémentaires et rachat de RTT.
- Délestage téléphonique des URSSAF une journée par semaine (pendant 3 mois environ) sur des plates-formes situées sur Lyon, Marseille, Bordeaux.
- Mesures vers les cotisants impactés par les difficultés.
L’ACOSS joue la montre en attendant la négociation avec la tutelle pour la prochaine COG. Elle refuse de revenir sur des décisions dont elle a l’entière responsabilité, qui ont dégradé très sérieusement le service public rendu aux cotisants et très fortement détérioré les conditions de travail du personnel du Recouvrement.
- Suppression de 600 postes.
- Disparition des URSSAF infra départementales.
- Mutualisation des fonctions supports sur 17 régions et grandes régions.
Ces décisions sont fortes, structurelles et bien pérennes, contrairement aux solutions apportées qui sont conjoncturelles et limitées dans le temps.
Les heures supplémentaires et le rachat des RTT (acceptés entre autres par le personnel, pour des raisons liées aux pressions sur les salaires et sur le travail), rajoutent aux employés et cadres une charge de travail supplémentaire alors que dans leur activité normale ils sont déjà débordés.
Cette accentuation de la pression, du stress crée indéniablement une souffrance au travail avec les risques psycho-sociaux qui en découlent.
L’ACOSS à l’origine de ce « mal-être au travail » de ses salariés répond par :
- une enquête sur les conditions de travail.
- un document RH 2009-2010.
- un guide déontologique.
Pavés de bonnes intentions, mais attention derrière ceux-ci se cache un véritable risque de contractualisation engageant toujours plus les salariés.
L’employeur refuse de donner les moyens financiers nécessaires à la mise en place de véritables solutions. Il refuse de revenir sur ce qui est le point d’orgue de sa COG « faire des économies drastiques de gestion ».
Cette attitude met en péril le Recouvrement et en souffrance son personnel.
STOP ! Ça suffit ! La CGT et le personnel dans l’action le 15 janvier 2009 revendiquent :
- L’arrêt des suppressions de postes en 2009
- L’embauche de personnel en CDI pour soulager les salariés du recouvrement dont les charges de travail deviennent insupportables.
- De véritables formations de qualité, effectuées par du personnel qualifié dans des structures prévues à cet effet.
- Une lisibilité sur l’avenir du recouvrement et de ses salariés.
- Une reconnaissance des qualifications et des compétences acquises tout au long de la vie.
- Une augmentation de la rémunération du personnel conséquente, passant par l’augmentation de la valeur du point.
L’ACOSS doit entendre ces revendications légitimes, il faut dans les jours et les mois qui viennent, créer un rapport de force nécessaire afin de permettre à la fédération CGT de porter offensivement les revendications du personnel des URSSAF.
Partout les employés et cadres de la Branche doivent s’emparer de ces revendications et les appuyer par tous moyens à leur convenance devant les Directions, les Conseils d’Administration…
Avec le personnel du Recouvrement il faut décider dès à présent d’arrêts de travail de 55 minutes inscrits dans la durée, médiatisés, avec des Assemblées du personnel et des rassemblements devant les caisses pour accentuer la pression sur l’ACOSS.
Une Instance Nationale de Concertation est une réunion où l’ACOSS se congratule et fait avancer ses dossiers pendant que les Organisations Syndicales font leurs déclarations et leurs réclamations sans véritable pouvoir de négociation remerciant, même pour certaines, la Direction pour son dialogue social de qualité.
Pendant qu’on dialogue, le personnel souffre et exprime sa colère et son indignation de ne pas être entendu…
Dans les URSSAF, créons un rapport de force pour imposer un véritable dialogue social, propice à la négociation et à de réelles prises de décisions.
Faisons entendre notre colère ! Décidons partout, des arrêts de travail le 29 janvier pour une participation massive à une journée unitaire de manifestations, avec l’ensemble des personnels