la cgt des caisses de sécurité sociale de l'Isère (38), souhaite informer largement ses syndiqués, les salariés, et l'ensemble de la population des diverses informations consernant la protection sociale.
49ème Congrès confédéral : Intervention
Cher camarade,
Le capitalisme attaque l’emploi, le salaire direct et le salaire socialisé.
Si nous ne sommes pas responsables de la crise, nous en sommes bien les victimes. Tous les secteurs d’activité sont concernés. Personne n’est épargné. Les travailleurs l’ont bien compris quand les 29 janvier et 19 mars ils sont descendus par millions dans les rues pour crier leur indignation et leur colère. Si nous étions porteurs d’espoir, nous n’avons pas su donner des perspectives globales et le 26 mai, le 13 juin et le 7 octobre ont été des échecs. Nous devons nous interroger sur notre stratégie, que ce soit sur le calendrier des journées d’action ou sur les revendications portées par la CGT. ou par l’intersyndicale.
Tout le monde le reconnaît : la protection sociale et les services publics ont été en France des amortisseurs de la crise. Pourtant, ce gouvernement les attaque comme on ne l’a jamais fait, que ce soit en privatisant La Poste, en supprimant des moyens aux hôpitaux publics, ou en fusionnant l’ASSEDIC et l’ANPE. Il augmente le forfait hospitalier. Il dérembourse les médicaments. Il instaure les franchises médicales. Il fiscalise les indemnités d’accident du travail. Il crée le RSA, véritable trappe à bas salaires. Alors que certains pays s’interrogent sur la création d’une sécurité sociale, en France SARKOZY veut la détruire.
Sa seule politique en matière de protection sociale, c’est de culpabiliser l’assuré social, le suspecter en permanence d’être un fraudeur, pour faire oublier la marchandisation rampante de la Sécurité Sociale notamment au travers des différentes lois de financement de la Sécu, de la loi HPST et des ARS avec la complicité dorénavant affichée de la mutualité et des assureurs privés.
Il se prépare avec le débat sur les retraites à faire reculer une nouvelle fois les acquis obtenus par les luttes : la retraite par répartition à 60 ans. Camarades nous ne voulons pas d’une retraite par points. Nous ne voulons pas travailler après 60 ans alors que des milliers de jeunes sont au chômage.
Camarades, le déficit de la sécurité sociale n’est rien à côté du déficit de l’Etat. Il n’est rien si les exonérations de cotisation sociale étaient régularisées, si les différentes taxes étaient payées, si les dettes patronales étaient honorées et si le financement prenait en compte l’ensemble des richesses créées.
La sécu souffre bien du chômage et des choix politiques sur la part des richesses que l’on veut consacrer à la protection sociale.
La CGT doit être offensive et exiger l’arrêt des exonérations des cotisations, l’arrêt des licenciements, redonner du pouvoir aux conseils d’administration des organismes de Sécurité Sociale car demain, camarades, si nous les laissons faire, si nous laissons régionaliser les caisses de sécu, il n’y aura plus de sécu.
Le congrès de la CGT doit être l’occasion pour débattre et sortir avec une résolution d’actualité sur le sujet permettant de donner des perspectives aux syndicats, aux militants.
Nous devons donner un message clair liant la défense de l’emploi et de la protection sociale qui permette aux travailleurs de se mobiliser, qui tire le mouvement social et les autres organisations syndicales.
Nous devons réaffirmer les fondamentaux de la sécurité sociale qui ont été possibles en 45 alors que le pays était ruiné par la guerre et qui, aujourd’hui, ne le seraient plus.
Osons, camarades, osons.
Les salariés sont prêts à se mobiliser si nos revendications sont claires et si nous sommes déterminés à les faire aboutir.