la cgt des caisses de sécurité sociale de l'Isère (38), souhaite informer largement ses syndiqués, les salariés, et l'ensemble de la population des diverses informations consernant la protection sociale.
Le document d’orientation se veut être une analyse et un projet partant des réalités de terrain et de la vie des salariés auxquelles on voudrait apporter des résolutions crédibles et réalistes.
Ce qui est sûr c’est que le 49ème congrès marque un tournant dans la vie de la CGT pour les uns nécessaire, pour les autres dangereux.
Socle d’une assise réformiste (en termes d’analyse politique et de structure syndicale) bon nombre des résolutions se verront confirmées au 50ème congrès
Comme tout document il y a plusieurs lectures possibles, chacune très empreint d’histoire et de vécu syndical différents, au sein même d’une seule CGT
Ceci n’est pas en soit un problème, bien au contraire c’est une richesse qui doit permettre un débat riche d’une véritable diversité afin de construire une CGT qui nous ressemble et nous rassemble très largement.
Le syndicat SINECOS-CGT38 est constitué des sections syndicales de l’URSSAF de L’Isère, de la CAF et CPAM de Vienne, de l’ADPAH de Vienne et au 1er janvier de la CPAM de L’Isère. Ses syndiqués ont exprimé unanimement de réelles difficultés à s’approprier ce document, considérant qu’il utilise un langage par trop technocratique, et par conséquent trop éloigné de leur quotidien.
En effet, alors que le secrétariat a transmis à chaque syndiqué fin juillet le document d’orientation et de résolution récupéré sur internet, il aura fallu pas moins de 3 réunions pour avoir un débat qui se voulait assis sur leur analyse..
Aux vues des difficultés rencontrées par les syndiqués à s’emparer de ce document dans son ensemble, il a été décidé de mettre en place une commission afin de présenter d’éventuels amendements aux résolutions.
Lors de la CE du 26 novembre 2009 et en présence de 11 syndiqués ce qui est fort peu. Les camarades ont fait le constat à l’unanimité que ce document n’est pas amendable en l’état car il forme un tout cohérent sur une ligne directrice réformiste qui verra son point d’orgue au 50ème congrès.
Le Syndicat SINECOS-CGT38 demande la réécriture du document d’orientation car les décisions que l’on nous demande d’adopter dans ses résolutions auront des conséquences graves et importantes sur les générations futures.
Nous considérons que ces décisions sont guidées par un courant réformiste et d’accompagnement du système capitaliste qui va à l’encontre de nos convictions et du travail que nous menons avec les salariés face à nos Directions, serviteurs zélés garant en bon gestionnaire de ce système.
Nous, syndiqués, faisons ici le témoignage que le capitalisme est inhumain et que ceux qui au plus haut niveau l’accompagnent sont responsables de ses conséquences.
Le capitalisme déclenche des guerres, pille et affame les peuples, il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes, il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers, casse et détruit la sécurité sociale basée sur l’universalité, l’unicité et la démocratie acquis du programme du CNR et mis en place en 1945 par Ambroise Croizat, il casse et détruit l’ensemble de la protection sociale basé sur la solidarité.
Toujours plus sauvage, le capitalisme broie, met en concurrence, discrimine, les syndiqués et leurs représentants, les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu'à la corde, et parfois jusqu’au suicide.
« Nous refusons de subir, nous luttons ! et nous militons pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse ».
Nous dénonçons l’idée portée par certains : « ….la CGT est en DANGER tous derrière la CGT, on resserre les rangs pour occulter le débat»
Nous exigeons un véritable débat au sein de toute la CGT, pendant le congrès et après le congrès pour construire une CGT qui nous rassemble autour d’un projet solidaire humaniste, combatif et d’émancipation.
Cela passe par une appropriation générale, ce qui demande beaucoup de temps et d’investissements, des repères revendicatifs mis en débat partout et portés par tous.
« Ce que l’on conçoit facilement, s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »
Le syndicat SINECOS-CGT38 revendique :
- L’arrêt des licenciements,
- Un salaire ou revenu minimum à 2000€ brut
- Une augmentation immédiate de 400€ brut
- La réduction des inégalités
- La répartition des richesses
- Le plein emploi
- La suppression de toutes les exonérations de cotisations
- Un véritable financement pour la protection sociale
Concernant le rendez vous sur les retraites de 2010 nous revendiquons :
- La retraite à 60 ans pour tous avec comme taux de remplacement 75% du salaire BRUT sur les 10 meilleures années avec 40 années de cotisations en prenant en compte les années d’études supérieures ainsi que l’ensemble des périodes de précarité.
Cependant, pour l’ensemble de ces revendications, même si la CGT ne décrète pas la grève générale, nous devons la construire dans la perspective de faire aboutir ces revendications de justices sociales.
Cela peut comme l’indique la confédération aboutir à un syndicalisme rassemblé sur les bases au minima de nos revendications clairement identifiées et portées dans une volonté commune de réussite.
Préparons l’action et montrons le chemin « lentement, en bas, à gauche » mais avec force et détermination dans l’intérêt de tous.
Position du SINECOS-CGT38 sur le 49ème congrès confédéral :
Sur la 1ère résolution nous donnons mandat au délégué pour apprécier les avancées éventuelles lors du congrès concernant la protection sociale, car en ses termes actuels nous sommes contre cette résolution.
Concernant :
· Le nouveau statut du travail salarié,
· La sécurité sociale professionnelle,
· La maison commune des retraites,
La confédération devra s’expliquer sur ces concepts et tenir compte de la position de la fédération des organismes sociaux transcrite dans la contribution issue du CFN.
Elle devra derrière les concepts suivant y mettre un contenu clairement identifié et des repères revendicatifs propres à l’action.
Nous tenons à rappeler que pour nous :
Les socles communs sont un minimum, la CGT doit réaffirmer s’appuyer sur les professions dont les acquis sont supérieurs grâce à la lutte ou autres pour tirer vers le haut l’ensemble du monde salarié.
Résolution n°2 le syndicat nous votons pour
Concernant la résolution n°3, nous votons contre
Nous n’avons pas la même analyse du syndicalisme rassemblé et de l’efficacité de celui-ci pour l’année 2009.
Loin d’avoir utilisé le mécontentement et la volonté d’action des salariés pour faire aboutir nos revendications, les mouvements en « saut de puce » ont canalisés la colère afin d’accompagner le capitalisme pour sortir de la crise.
Quand aux résolutions 4 à 7 le choix est l’abstention Car le débat, de « Quelle CGT pour demain ?» doit se poursuivre après le congrès et comme l’a dit J. Jaurès "Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire".
Ces résolutions sont issues du travail de la commission Ad’ hoc sur les structures.
Il n’y a aucun raison de ne pas partager le constat ainsi décrit, seulement, loin de revenir aux sources des problèmes de fonctionnement de ses structures, la CGT préfère réfléchir à leurs évolutions
Mouvement, réorganisation, mutualisation des moyens, modification des structures, développement humain durable, revendiqué par la CGT avec force, face à un soi-disant « immobilisme ringard des opposants hermétiques à tous changements » ceci est révélateur de la volonté réformiste à la préparation de ce congrès.
Nous avons l’impression de déjà vu, de réchauffé, utilisé par les gouvernements (libéraux, sociaux démocrate) successifs pour nous faire avaler des pilules souvent amères et douloureuses.
Aujourd’hui le frein à la syndicalisation, à l’efficacité, « à l’efficience » serait nos structures ! Et le travail « territoire/profession » dans des structures en mouvement la solution !
Il nous semble que le problème de nos structures se situe plutôt en terme de moyens humains et donc de droit syndicaux dans le privé ainsi que le rapport de force qui permet aux camarades de se détacher nombreux, pour assurer la pérennité des structures basée sur l’Interprofessionnel et le champ fédéral.
Les attaques du patronat envers nos camarades sont nombreuses et violentes, certaines carrières professionnelles sont mises en suspend, la répression est telle que sans SOLIDARITE, sans lien entre les camarades des différentes boites et secteurs professionnels, les syndiqués se sentent isolés et affaiblis.
Nous ne sommes pas suffisamment nombreux à militer, alors l’immensité du travail empreint d’humanité et de souffrance, de joie et de déception remis chaque jours sur le métier, soit nous rend plus fort soit nous épuise et nous atteint dans nos vies.
Dès lors que nous vivons des moments intenses et forts, au lieu de s’épauler de se soutenir, on a plutôt tendance à « se cartoucher » entre nous, à écarter les camarades qui pensent autrement, comme s’il y avait de bons ou de mauvais syndicalistes.
« Le nez dans le guidon et les mains dans le cambouis » nous travaillons dans l’urgence sur des situations humaines graves.
Nous sommes sur les calendriers de nos patrons, et depuis que la CGT ne pratique plus la politique de la chaise vide, les calendriers sont chargés partout dans les boites, les territoires, les professions, les dossiers gouvernementaux… l’heure n’est pas à l’immobilisme !
Ces fameux lieux de décision que revendique le document d’orientation, territoires, région… avec qui et pour y faire quoi !
Nous posons la question ainsi :
A quel moment, nous confrontons nos débats d’idées, nous lisons CGT, nous nous approprions les informations nécessaire à la construction des revendications conduisant à l’ACTION ?
Ce n’est pas l’affaire des seuls technocrates ou de ceux d’en haut…, cette appropriation de l’information est au contraire l’affaire de tous. Elle est émancipatrice et riche d’intérêt collectif.
Dans des structures de proximité, il nous faut regagner ce TEMPS pour apprendre, s’informer, confronter nos idées et agir, temps volé par le patronat (produire plus, travailler plus, consommer plus…).
Le syndicat SINCEOS-CGT38 ne pense pas que les structures soient le problème. Au contraire ces structures de proximité (UL, UD et fédération) sont garantes d’un syndicalisme de classe et de masse, il faut les faire vivre avec de véritables droits syndicaux, et les faire travailler ensemble dans l’intérêt commun.
Il nous apparaît que le problème :
vient du fait qu’il ne doit plus y avoir dans la CGT de « tour d’ivoire » à quelque niveau que ce soit, il faut sortir de nos boites des syndicats, de nos structures, aller à la rencontre des autres camarades, des salariés pour recréer des liens pour ne plus laisser un syndiqué, un syndicat ISOLE.
NOUS REVENDIQUONS : LA REAPPROPRIATION
DU TEMPS SYNDICAL,
DROIT SYNDICAL POUR TOUS AFIN DE POUVOIR RECREER DU LIEN, SYNDICALISER, S’INFORMER, SE FORMER, DEBATTRE, REVENDIQUER ET AGIR.
Document d’orientation nous votons contre
Nous regardons l’avenir avec confiance, car nous militons pour construire notre CGT ensemble et ce dans l’intérêt collectif.
Beaucoup qui ne se retrouvent pas la quitte soit en silence soit avec fracas souvent suivant leur degré d’implication et d’amertume et nous le déplorons.
d'autre y entre avec beaucoup d’espoir pour combattre les attaques toujours plus pressentes du patronat.
Le résultat semble pourtant ne pas être à la hauteur de nos engagements, c’est pourquoi nous travaillons à la syndicalisation car nous pensons que plus nombreux, nous serons, plus fort dans une CGT ou la PAROLE DE CHACUN COMPTE,
Rapport financier nous votons pour.
Bilan d’activité nous nous abstenons car nous pensons que l’activité des camarades à quelques niveaux que ce soit n’a pas à être « jugée », surtout que les orientations du 48ème congrès ont été adoptées.
L’important c’est d’analyser cette activité et de tirer les leçons du passé afin d’éviter de reproduire nos erreurs.
Isère, le 26 novembre 2009